Péret : Un village résolument tourné vers l’avenir, fier de son passé et de ses traditions

  • Péret :
  • Péret :
  • Péret :
  • Péret :

Accueil du site > Pages Annexes > Les faits marquants

Les faits marquants

La vie économique de Péret du moyen âge au XVIIIème siècle

La vie économique au Moyen-age est très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui : en autarcie totale, le seul souci est de survivre et d’échapper aux famines ainsi qu’aux épidémies qui sévissent à ces époques. En ces siècles, la plaine au sud du village est en partie marécageuse : des prés et des pâturages, des joncs, beaucoup d’eau. L’activité agricole a lieu surtout sur la colline dominant Péret. L’olivier occupe une place importante.Il y a plusieurs troupeaux.
Au début du XVIIIème siècle on va voir se développer dans la région de l’industrie du drap grâce à l’action de Colbert, puis du Cardinal de Fleury, natif de Lodève. PÉRET par ordonnance de 1729 est rattaché à la manufacture de Villeneuvette en pleine expansion. Voici la diversité de l’activité économique et commerciale au XIXème siècle par l’intermédiaire de la liste des différents corps de métiers présents à Péret en 1867 (2nd empire) : notaire, armurier, bourrelier, cafés, commissionnaires, draps, eau de vie, épiciers, farines, huiles, pharmacien, roulage, vétérinaire, vin en gros.

Péret, terre de vignobles

Dans notre village, pendant des siècles, la vigne n’a été qu’une culture parmi les autres : l’olivier, les pâturages pour les troupeaux, les plaines en font un endroit de polyculture. Le peu de vin produit est simplement destiné à la consommation personnelle. C’est au XVIIIème siècle que se généralise cette culture. PÉRET se transforme alors en pays de monoculture. Au début de XIXème siècle la vigne est la principale source de revenu des Pérétois, principalement grâce au chemin de fer qui a permis le transport de marchandises. C’est le début de l’âge d’or de la vigne. Mais en 1875 tout le vignoble fut ravagé par le philoxéra, un insecte qui détruisait les racines de la vigne. Tout les moyens de luttes s’avèrent inefficaces. Ce fut pour le village une véritable catastrophe, des dizaines de Pérétois s’expatrièrent. En 1885 les plans dits américains, avec greffage, permet de se remettre à la culture de la vigne. Au XXème siècle, cette culture a connu la crise viticole (1906) , la première guerre mondiale (1914) mais se relève à chaque fois.
Puis cette culture se modernise. En 1929 apparaît la notion de degré ; en 1932, la création de la coopérative de vinification ("se grouper pour mieux se défendre") ; en 1950, le cheval à vapeur remplace le cheval à trait ; en 1970, les tracteurs permettent de travailler des surfaces plus importantes.
Aujourd’hui, le vin doit être de qualité, ce n’est plus la quantité qui compte. Des nouveaux labels sont apparus (AOC Appellation d’Origine Contrôlée). La vigne est en perpétuelle évolution : la dernière en date est la machine à vendanger.

Les grands évènements de l’histoire nationale associée à Péret

Le village fut associé aux grands évènements de notre histoire nationale : la croisade des Albigeois au XIIIème siècle
Les barons du nord sont descendus dans le Languedoc pour éradiquer la religion cathare. Il semble cependant que Péret n’a pas eu à souffrir directement de cette croisade, qui ravagea Béziers, Minerve, et ce malgré la présence d’un grand prédicateur cathare à Roujan, second de Guilhabert de Castres. la guerre de cent ans
Le village fut pillé par une bande de " routiers " qui avaient été chassé du royaume. Ceux-ci occupèrent le château de Cabrières. Le duc d’Anjou, gouverneur du Languedoc, installa ses troupes à Péret, celles ci avaient pour but de délivrer le château de Cabrières. Le moyen peu glorieux de se débarrasser de ces pillards fut d’acheter leur retraite.L’ÉVÈNEMENT DRAMATIQUE DU VILLAGE (1870)A la fin des années 1870, un meunier de la Dourbie avait innocemment coulé du plomb pour rendre plates de vieilles meules qui broyaient le grain ; insensiblement, de la poussière de plomb se mélangeait à la farine. Plusieurs dizaines de Pérétois décédèrent de cette intoxication (saturnisme).

Le spéléologue Pérétois Michel SIFFRE

Pour canaliser son énergie débordante, à l’âge de 10 ans, son père lui fait découvrir et explorer une grotte non loin du village (Roca Blanca) : la vocation de Michel est née. A 13 ans il est admis au club spéléologie de Nice, à 17 ans il fait plusieurs rapports à l’académie des sciences. A 21 ans il obtient une bourse par le jury de la Fondation de la vocation afin de monter un mission de spéléologie à Ceylan. A 23 ans, il entre dans l’histoire de la spéléologie dans le massif du Maguareïs en tentant sa première expérience de vie souterraine : 60 jours sous terres à une température inférieure à zéro, sans montre ni repères, confronté à sa seule horloge biologique. Il démontra le premier que la durée spontanée du rythme veille-sommeil humain était supérieure à 24 heures (24h30mn) et établit la nature endogène, profonde du rythme circadien de l’homme.
Il est le premier humain a avoir fait une expérience aussi longue sous terre. La NASA est très intéressé et se penche sur les résultats obtenus par Michel.
A 33 ans il part en Amérique pour un seconde épopée hors du temps, en restant isolé 200 jours dans une grotte du texas, cette fois avec des moyens beaucoup plus importants. Il fait progresser la science des rythmes biologiques, du temps psychologique, du sommeil et du rêve. Quelques années passent, sa notoriété s’estompe un peu. Puis, en 2000, à l’âge de 61 ans, Michel eût l’idée de constater l’effet du vieillissement sur les ruptures biologiques humaines. Il passera 74 jours sous terre dans la grotte de Clamouse. L’évènement est très médiatisé.
PÉRET est fier que ce spéléologue soit du pays !

Histoire



Site réalisé en SPIP pour l'AMRF